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 Patrick Sirot

Patrick Sirot

dessins, textes, images, grands , petits, gros, étroits, larges, lointains, proches, distants, intimes...


Regrets ?

Publié par Patrick Sirot sur 18 Juillet 2011, 21:43pm

Le moyen d’assumer la mort du meilleur des instants serait d’assommer le tort de ce moment passé ailleurs. Un ailleurs doyen, le plus vieux des ailleurs, le plus lointain. Mais comment assumer le tort d’un moment passé ailleurs et celui de la mort de cet instant meilleur? Comment?

Au moment où j’étais ailleurs, sans moyen de prendre du temps pour partagé cet instant meilleur, au moment où, à tort, l’instant meilleur se donna la mort, j’étais ailleurs et j’ai peur qu’étant ailleurs, au moment de la mort de cet instant meilleur, Je cours en vain, maintenant, après des bons moments sans les moyens d’un meilleur ailleurs. Je n’étais pas là, j’étais au mauvais endroit, au mauvais moment.

Pendant qu’un instant meilleur, à tort, se donnait les moyens de sa mort, j’étais ailleurs.

J’ai peur que plus jamais je ne sois là au bon moment. Le bon moment c’était juste, un peu avant, où cet instant meilleur s’est donné les moyens de sa mort. Maintenant je sais que je serais toujours ailleurs sans les moyens de vivre de bons moments, les bons moments que, cet instant meilleur si il ne s’était pas donné à tort, les moyens de sa mort, aurait pu me faire vivre. J’étais au mauvais moment ailleurs, au mauvais endroit, loin de cet instant meilleur que j’ai laissé se donner les moyens de sa mort. Je ne serais plus jamais au bon moment au bon endroit, je serais toujours ailleurs au mauvais endroit, au mauvais moment avec des moyens de mauvais moments. J’aurais pu passer de meilleurs moments si j’étais arriver à temps pour éviter que cet instant meilleur ne se donne les moyens de sa mort. Il a du, cet instant meilleur passer un mauvais moment avec lui-même au moment ou il s’est donné, à tort, les moyens de sa mort, un mauvais quart d’heure qu’il a du passer cet instant meilleur. J’étais ailleurs et je l’ai laissé passer ce mauvais moment avec lui-même, lui qui aurait pu me donner les moyens de vivre de bons moments, je l’ai laissé et maintenant je suis ailleurs à vivre de mauvais moments dans de mauvais endroits sans les moyens de me donner la mort.

J’étais ailleurs au moment où cet instant meilleur s’est donné les moyens de sa mort et je pensais à ce moment vivre un bon moment, voire le meilleur, mais maintenant que le meilleur des instants a trouvé le moyen de se donner la mort et que je l’ai laissé faire je pense que le meilleur moment passé ailleurs était le plus mauvais des moments passé ailleurs.

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